L'analyseur d'actions Databourse

En bref

L'analyseur d'actions Databourse ne demande pas son avis à une intelligence artificielle. Il lui fournit deux choses qu'aucun modèle ne possède seul : un dossier complet et à jour sur l'entreprise, calculé en code à partir de données financières professionnelles, et une grille de lecture construite en amont par des années de backtests.

Cette grille dit ce qui distingue les entreprises qui battent durablement le marché de celles qui décrochent. Elle est établie sur un univers reconstitué à la date, sociétés radiées comprises, en rendement total contre le S&P 500 rendement total, sans jamais utiliser une information qui n'était pas publiée au moment de l'achat.

La méthode tient en quatre temps : mesurer ce qui a marché, dresser la carte d'identité du gagnant et celle du perdant, analyser l'entreprise, la situer dans la grille. Garbage in, garbage out : Databourse fait du gold in, gold out.


1. Sans grille de lecture, une IA est aveugle et ignorante

Aveugle. Sa mémoire s'arrête à une date. Sans données du jour, elle raisonne sur une entreprise qui n'existe plus.

Approximative. Un modèle de langage prédit du texte. Un ratio ou une croissance par action calculés par lui sont des approximations présentées avec assurance.

Ignorante de ce qui marche. Un modèle a lu Internet, c'est-à-dire la moyenne des opinions sur la bourse, idées reçues comprises. Il ne distingue pas ce qui a été mesuré de ce qui a été répété.

Exemple tiré de nos backtests : sur l'une des populations étudiées, les entreprises qui ont le plus progressé avaient de moins bons fondamentaux que celles qui ont chuté. Un modèle qui applique sa logique habituelle, croissance plus faible endettement plus prix bas égale opportunité, y conclut l'inverse de ce qui s'est produit.

Une IA n'apporte de valeur à l'investisseur que si le travail qu'elle ne sait pas faire a été fait avant elle : établir, sur données historiques propres, ce qui compte, dans quel sens, à quel horizon et sur quel terrain.


2. La méthode en quatre temps

  1. Mesurer ce qui a marché, sur plus de dix ans de données sans biais du survivant.
  2. Dresser les cartes d'identité du gagnant et du perdant, telles qu'on pouvait les observer au moment de l'achat.
  3. Analyser l'entreprise sur un dossier complet, à jour et normalisé.
  4. La situer dans la grille et en tirer une lecture argumentée.

Les deux premiers temps sont réalisés en amont. Les deux derniers, à chaque analyse.


3. Temps 1 : mesurer ce qui a marché

Un univers sans biais du survivant. La composition réelle des indices est reconstituée à chaque date : S&P 500, Nasdaq 100, CAC 40, DAX, SMI et BEL 20, soit plus de 2 000 sociétés, y compris celles qui ont été rachetées, radiées ou sont sorties de leur indice.

Aucune information du futur. Les comptes ne sont utilisés qu'une fois publiés, avec un délai de 90 jours après la clôture de l'exercice. Les multiples sont calculés au prix du jour d'achat. Les séries macroéconomiques sont décalées de leur délai de publication.

Le rendement réel de l'investisseur. Rendement total, dividendes réinvestis, comparé au S&P 500 rendement total. Dans une simulation, le produit d'une vente est réinvesti sur ce même indice.

La cohérence plutôt que la p-value. Un résultat compte s'il tient sur la majorité des années d'achat, sur deux périodes indépendantes, hors crises, et une fois le secteur et la taille de l'entreprise neutralisés.

Un groupe témoin systématique. Un trait fréquent chez les gagnants ne dit rien tant qu'on ignore sa fréquence chez les perdants.

Plusieurs horizons. Chaque indicateur est mesuré à 12, 24 et 60 mois.

L'ampleur du travail.


4. Temps 2 : les cartes d'identité du gagnant et du perdant

Les populations

Un titre est gagnant permanent s'il bat la médiane de l'univers à toutes ses années d'achat, sur au moins trois années observées ; perdant permanent s'il est en dessous à toutes. 119 gagnants et 117 perdants, chacun comparé à des sociétés témoins du même secteur, de la même taille et de la même année.

Deux autres populations complètent le portrait : les gagnants et perdants récurrents face au S&P 500, sur 683 sociétés présentes dans au moins 60 fenêtres d'achat mensuelles, et les 28 actions sur 1 194 qui ont battu le Nasdaq à 1, 2, 3 et 5 ans dans plus de 70 % des dates d'entrée, face aux 20 pires.

Comment chaque indicateur est lu

Chaque indicateur est examiné sous tous les angles où il peut porter une information :

Tout ce qui a été examiné

Rentabilité. ROIC, ROIC hors goodwill, poids du goodwill dans le capital investi, ROE, ROA, ROCE, marge brute, marge opérationnelle, marge nette, marge de free cash flow, taux d'impôt effectif, conversion du bénéfice en cash, règle de 40.

Croissance. Chiffre d'affaires, bénéfice par action, résultat net, résultat opérationnel, EBITDA, cash-flow d'exploitation, free cash flow et fonds propres, en total et par action, sur 1, 3, 5 et 10 ans. Croissance de la marge brute, des dépenses de R&D et des frais de structure. Croissance des profits comparée à celle du chiffre d'affaires. Croissance interne comparée à la croissance achetée par acquisitions.

Endettement et solidité financière. Dette nette sur EBITDA, dette sur fonds propres, dette sur actifs, évolution du levier, croissance de la dette, couverture des intérêts, ratio de liquidité, Altman Z-score, Piotroski F-score.

Allocation du capital. Rachats nets d'actions sur 3 et 5 ans, variation du nombre d'actions et dilution, investissements rapportés au chiffre d'affaires et leur croissance, poids des amortissements, intensité des acquisitions, acquisitions rapportées au chiffre d'affaires, part de la croissance venue d'acquisitions, variation du goodwill, croissance des actifs, croissance du dividende par action.

Qualité des résultats et cycle d'exploitation. Accruals de bilan, écart entre bénéfice ajusté et bénéfice publié, délai de paiement des clients, rotation des stocks, délai de paiement des fournisseurs, cycle de conversion du cash, besoin en fonds de roulement rapporté au chiffre d'affaires, croissance des créances et des stocks face aux ventes.

Valorisation. P/E sur bénéfice publié et sur bénéfice ajusté, P/S, P/B, EV/EBITDA, P/FCF, PEG, rendement du free cash flow, rendement des bénéfices, rendement du dividende. Prime ou décote face à la norme historique du titre. Multiple implicite dans les estimations du consensus. Écart entre l'évolution du cours et celle du bénéfice par action. Prime lue conjointement avec la croissance.

Position concurrentielle. ROIC face à son industrie et nombre d'années au-dessus, évolution de cet écart, part du chiffre d'affaires de son industrie et son évolution, part du chiffre d'affaires dans le groupe des concurrents directs, stabilité et pente de la marge brute, intensité de R&D, capitalisation boursière.

Analystes et publications de résultats. Consensus de recommandation, part des avis à l'achat, nombre d'analystes, objectifs de cours et potentiel implicite, relèvements et abaissements de recommandation, estimations de croissance, taux de surprises positives, séries de surprises, ampleur des surprises, réaction du cours à la publication, mouvement du cours avant la publication.

Actionnariat et flux. Achats et ventes de dirigeants déclarés, achats groupés de plusieurs dirigeants, détention institutionnelle, nouvelles positions des fonds déclarées à la SEC, flottant, liquidité du titre.

Analyse technique. Moyennes mobiles de 5 à 200 jours, pente des moyennes, position du cours face à elles, croisements de moyennes. Performance sur 1, 6, 10 et 12 mois. Distance au plus haut et au plus bas sur 52 semaines. RSI et sa variation, stochastique, MACD, ADX, Money Flow Index. Volatilité, ATR, bandes de Bollinger, beta, pire repli sur un an, gaps, séries de baisses. Volume relatif, OBV, Chaikin Money Flow, volume à la hausse et à la baisse, tendance du volume. Position dans un couloir de régression, extension au-dessus de la tendance longue. Supports et résistances, stops, zones d'achat, règles de sortie. Chaque indicateur est aussi rangé dans l'histoire propre du titre.

Contexte de marché. Hausse du S&P 500 sur 24 mois, position de l'indice face à sa moyenne de 200 jours, niveau de peur, largeur du marché, rendement du secteur, rotation sectorielle.

Environnement macroéconomique. Taux directeur, courbe des taux de 1 mois à 30 ans, inflation, chômage, emploi, production industrielle, ventes de détail, commandes de biens durables, ventes automobiles, mises en chantier, confiance des consommateurs, PIB, probabilité de récession, taux hypothécaires, taux des cartes de crédit, encours des fonds monétaires.

Modèle économique et marché. Position sur son marché, type de clientèle, entreprises ou particuliers, revenus de licences et de redevances, degré de réglementation du métier, dynamique de la demande et du marché adressable, secteur.

Discours du dirigeant, relevé en aveugle dans 215 conférences de résultats. Annonces de réorganisation ou d'expansion, source de croissance nommée (volumes, nouveaux clients, nouveaux marchés, acquisitions, nouveaux produits), explication des difficultés, position face aux changements du marché, évolution de la demande décrite, pression sur les prix, gains de terrain, ton, priorités affichées, vocabulaire employé.

Dirigeants, organisation et réputation. Ancienneté du dirigeant, changement récent de dirigeant, rémunération, contrôle par un fondateur ou une famille, effectifs et leur croissance, chiffre d'affaires par salarié, classement parmi les meilleurs employeurs, notoriété publique rapportée à la taille, ancienneté de la cotation.

Histoire de l'entreprise, documentée pour 47 sociétés en 551 faits datés et sourcés. Acquisitions, acquisitions transformantes, dette héritée, changements de métier, naissance par scission d'un conglomérat, âge de l'entreprise.

Et au-delà. Critères extra-financiers ESG.

Ce qui en sort

Pour chaque population, le portrait du gagnant et celui du perdant sur l'ensemble de ces indicateurs, puis la grille : les critères qui tranchent, classés par force, avec pour chacun l'horizon auquel il vaut et le terrain sur lequel il cesse de valoir. Les portraits décrivent, les critères tranchent, et aucun trait isolé ne suffit : c'est l'accumulation dans la durée qui fait le profil.

Le contenu de la grille reste interne.


5. Temps 3 : analyser l'entreprise

Plus de 9 000 actions cotées sont accessibles depuis la recherche de l'analyseur. Pour chaque titre, neuf onglets :

  1. Vue d'ensemble : modèle économique, avantage concurrentiel, dirigeants, thèse d'investissement, risques, concurrents directs.
  2. Santé financière : endettement, liquidité, couverture des intérêts, dans la durée et face au secteur.
  3. Rentabilité : rentabilité du capital investi et marges, dans la durée et face au secteur.
  4. Croissance : chiffre d'affaires, bénéfices et flux de trésorerie par action sur plusieurs horizons, et un graphe de juste valeur qui situe le cours face à la norme historique de l'entreprise.
  5. Valorisation : multiples du jour face à l'historique du titre et à son secteur.
  6. Analyse technique : tendance et indicateurs, lus aussi contre l'histoire propre du titre.
  7. Estimations analystes : consensus, objectifs de cours, changements de recommandation.
  8. Newsflow : actualités et conférences de résultats résumées, opérations des dirigeants, sentiment des réseaux financiers.
  9. Analyse complète : la lecture de l'entreprise dans la grille.

Sur les onglets chiffrés, le copilote Abigail donne une lecture en langage courant des indicateurs affichés.

Le dossier transmis au copilote Warren :

Les données viennent de fournisseurs professionnels et sont calculées en code : devise d'origine conservée, agrégats sur douze mois glissants, historiques alignés, divisions d'actions retraitées. Une valeur manquante est signalée comme telle ; le modèle n'invente aucun chiffre.


6. Temps 4 : situer l'entreprise dans la grille

Le copilote Warren raisonne avec Claude Opus 5, le modèle de raisonnement d'Anthropic. Il reçoit le dossier et la grille. Il ne décide pas quels critères comptent : il lit l'entreprise à travers la grille, reconnaît le portrait auquel elle ressemble et dit où elle s'en écarte.

Il rend :

Le copilote Albert classe l'entreprise et ses concurrents directs par attractivité fondamentale à quatre ou cinq ans.

Une analyse est refaite sur données fraîches au-delà de 21 jours. Chaque analyse est archivée avec le cours du jour où elle a été rendue, dans une archive jamais réécrite.


7. Gold in, gold out

Avant tout calcul, chaque jeu de données est contrôlé : taux de valeurs manquantes, valeurs aberrantes, recoupement contre la source, correspondance entre le nom de chaque donnée et ce qu'elle mesure, fraîcheur. Seule une donnée qui a passé ces contrôles entre dans une étude, et seule une étude validée entre dans la grille.


8. Questions fréquentes

En quoi l'analyseur Databourse diffère-t-il d'un chatbot ? Le chatbot répond de mémoire et répète l'opinion moyenne d'Internet. L'analyseur fournit au modèle un dossier calculé en code sur données professionnelles du jour, et une grille établie par backtests sur univers sans biais du survivant.

Quels indicateurs ont été étudiés ? Plus de 130 indicateurs fondamentaux et techniques, les variables macroéconomiques et un ensemble de critères qualitatifs sur le modèle économique, les dirigeants et leur discours, chacun lu en niveau, face au secteur, face à son historique et en variation.

Qu'est-ce qu'une carte d'identité du gagnant ? Le portrait des entreprises qui ont battu durablement le marché, observé au moment où on aurait pu les acheter, confronté à celui des entreprises qui ont décroché, à secteur, taille et année égaux.

L'analyse est-elle un conseil en investissement ? Non. Voir ci-dessous.


Limites et cadre

Databourse est un service d'information et d'aide à la décision. Les analyses ne constituent pas un conseil en investissement personnalisé au sens de l'article L. 321-1 du Code monétaire et financier. Les résultats de backtests décrivent le passé et ne préjugent pas des performances futures. Investir en bourse comporte un risque de perte en capital.